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Prier et réfléchir en Église
Tiré Du Prions en Église vol,73, no 9 (Jacques Lison) Il est vrai que, cette année, l'évangile du 1er dimanche de Carême, qui tombe le 1er mars, est un peu court. Trois ou quatre petites phrases suffisent à Marc pour raconter les quarante jours que Jésus a vécus dans le désert. Mais au moins, ce bref récit ne manque pas de pittoresque. Je me souviens en tout cas avoir bien ri en entendant un jour le frère Timothy Radcliffe, ancien maître général des Dominicains, commenter ces quelques versets. Jésus, nous expliquait-il, est allé au désert pour y développer son sens de l'humour. Car il lui a fallu une sacrée dose d'humour pour retrouver un peu de sérénité devant la frousse que lui donnaient les "bêtes sauvages" rencontrées dans le désert. On le comprend, le séjour au désert n'est pas un voyage d'agrément. Parce qu'il est le lieu où les mirages s'évanouissent pour laisser celle ou celui qui s'y aventure seul face à lui-même et à ses monstres intérieurs. Au désert, aucun faux-fuyant ne tient. Là s'effondrent tôt ou tard les fausses images que l'on se fait, non seulement de soi-même et des autres, mais aussi de Dieu lui-même. C'est au point que le désert forme littéralement des "experts en athéisme", selon une expression que le père André Louf applique aux moines. Ceux-là savent au moins à quel point Dieu restera toujours au-delà de nos saisies et ailleurs que dans le lieu où nous croyions l'avoir enfin rencontré. J'avoue ici bien candidement ma surprise et mon malaise devant les gens qui proclament savoir clairement, eux, ce que c'est que d'être chrétien et qui jugent durement ceux et celles qui ne se conforment pas à leurs critères. Je crains qu'il ne leur reste encore un bon exode et quelques grandes désillusions à vivre au désert. J'imagine que Dieu les y attend, pour leur demander de quoi ils ont si peur et pour leur apprendre au moins un peu le sens de l'humour. Nous n'aurons jamais trop d'un Carême pour laisser Dieu devenir ce qu'il est et pour renaître enfin dans les bras de sa miséricorde. Les trois communautés de la paroisses Sainte-Trinité
(Ste-Maria, St-Jean-Marie-Vianney, St-René-Goupil)formeront une seule paroisse et une seule fabrique. Les trois communautés
continueront d'exister et de développer la vie chrétienne dans le milieu, y assurant aussi les services pastoraux adéquats.
Un Plan pastoral a été élaboré et présenté à la communauté et est mis à votre disposition ainsi que les Annexes.
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